Kef Lerba
L’Auteur en Algérie
Donc on m’envoie faire la guerre en Algérie. C’est dire l’endurance crasse de l’espèce humaine à déconner. Il n’y a pas de discussion possible on obéi ou on meurt pour désobéissance en temps de guerre. C’est vous dire, la seule solution c’est de s’enfermer dans la chambre et de crier un grand coup,.ça fait du bien, ;car il n’y a pas de mots pour exprimer de tels concepts.
Haaaahoooouhoaaaa
Il fallait faire avec et je fis. La caserne Chanzi au Mans m’accueille donc en septembre 60. Dans la cour le haut parleur à avalé une chanson d’Edit Piaf. La chose est « Allez venez Milor » « Mon dieu qu’elle était belle ». Là les poils de mes bras se hérissent car ma belle est restée au village. Mais tout est prévu même une douche, vous voyez. C’est dur quand même.
Une nuit un repas et un train pour Marseille. Les mamans éplorées des pauvres bidasses les ont bourrés de victuailles qui gisent bientôt dans les toilettes. C’est pas moi qui est absurde c’est la chose qui montre déjà sa crétinerie. Ne quittez pas le meilleur est à venir.